Jean Desessard
Sénateur de Paris
 Sommaire | ACCUEIL | Communiqués de presse | ACTIVITE LEGISLATIVE | CONSEIL DE PARIS | MANIFESTATIONS | ACTIVITES INTERNATIONALES | Echos de campagne | Action militante | Vie interne des Verts | REVUE DE PRESSE | ACTUALITE du Sénateur
Recherche
ACTUALITE du Sénateur >


Visite du Centre de rétention administrative de Perpignan
20 JUIN 2008

L’INDEPENDANT - Édition du samedi 21 juin 2008 Perpignan

RIVESALTES. L’élu parisien a profité de l’assemblée générale des élus écologistes pour visiter le nouveau centre de rétention administrative.

Hier, à 16 heures le sénateur Jean Desessard était devant le centre en compagnie de Yves Pietrasanta, vice-président du conseil régional Languedoc-Roussillon pour une visite annoncée du centre. Et là, les problèmes débutent : Le capitaine de gendarmerie responsable de la sécurité du site annonce la couleur. "Pour entrer il faut une autorisation de la préfecture, et je n’en ai aucune vous concernant.

Bien évidemment M. le sénateur possède un droit de visite parlementaire, mais il doit entrer seul." Dura lex, sed lex, la loi est dure mais c’est la loi. Région et presse restent donc dehors.

"Le droit de visite que possèdent les parlementaires est en fait peu utilisé, il l’est surtout par les Verts et le PC, mais il faut le faire valoir car, sinon, à la longue, il tombera en désuétude. A chaque fois que j’en ai l’occasion, je me rends donc dans un centre de rétention", indique le sénateur, membre de la commission des affaires économiques.

"Dans ce genre de structure, le prin cipal ennemi des retenus est le stress, accentué par l’ennui. La télévision ne fonctionne que jusqu’à 21 heures, dans la salle commune. Après, les gens doivent intégrer leur chambre jusqu’à 7 heures. Des occupations sont prévues, mais je sais déjà que le baby foot est en panne, que l’allume-cigares ne fonctionne pas. Or, il est interdit de posséder un briquet.... La Cimade (1) m’a également averti d’un autre problème : les douches n’auraient pas de porte. Il faut respecter l’intimité des gens... Bref, si besoin est, j’écrirai au ministère de l’immigration pour signaler la situation".

Pour rappel, le centre de rétention possède 50 places, dont la plupart ne sont pas occupées très longtemps, puisqu’il s’agit de personne en transit. G. B.

(1) La Cimade est une organisation non gouvermentale d’aide aux mirants.

IMPRIMER
Imprimer